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La Ville de Ouarzazate serait-elle sur le point de sortir de l’oubli? Faisant partie des douze villes proposées par le Maroc pour accueillir le Mondial 2026, une délégation de la commission en charge de préparer la candidature du royaume s’y est rendue la semaine dernière «dans le cadre d’une visite de travail». Objectif? Rencontrer les officiels de la ville. Et surtout, créer des synergies afin de respecter les conditions mises en place par la commission, qui doivent correspondre quant à elles aux normes de la FIFA. Dans le détail, chaque ville candidate à accueillir les matchs de la coupe du monde doit signer une convention pour être en phase avec les standards imposés par l’instance mondiale du football. En tout cas, dans l’ordre du jour de la session ordinaire du conseil de la ville, prévue ce mercredi 7 février, un point est consacré à «l’étude et à l’approbation des contrats d’engagement et aux conditions relatives à la candidature de la Coupe du monde 2026». Un début, certes. Mais ce qu’il reste à réaliser à Ouarzazate est titanesque au vu des infrastructures requises.

Faisabilité
Parmi les conditions les plus importantes mises en place par la commission figure le foncier devant accueillir le grand stade de la ville, d’une capacité de 45.000 spectateurs, ainsi que six terrains d’entraînement. En ce qui concerne la capacité d’accueil, il va de soi qu’elle devra être agrandie. À ce propos, Ouarzazate devra être prête à concrétiser un vaste programme de construction d’hôtels cinq étoiles et opérer une mise à jour de l’infrastructure routière. De quoi rendre sceptiques les habitants de Ouarzazate, tenant compte du caractère «irréaliste» de ces projets. En revanche, une question s’impose. Les Ouarzazis peuvent-ils espérer que cette candidature contribue au désenclavement de leur ville? Et, plus précisément, sortir du néant le fameux projet du tunnel du Haut-Atlas? Pas sûr, même si une Coupe du monde est capable de sortir des tiroirs les plus improbables projets. Quoiqu’il en soit, le Maroc doit construire des stades supplémentaires. «Pourquoi pas Ouarzazate?», diraient d’aucuns. La ville est surtout parfaite pour accueillir des projets à haute valeur environnementale, eu égard à la dynamique insufflée par le projet Masen, à la réputation touristique de la ville et à ses atouts. Un élément de différenciation sans doute. Actuellement, la balle est dans le camp des officiels de la ville qui devront travailler d’arrache-pied pour fournir à la commission tous les éléments nécessaires demandés. Quant aux infrastructures citées, il faut plus qu’un conseil de la ville pour les réaliser. Il faut surtout penser, dans le cas où le Maroc triompherait sur le trio USA-Mexique-Canada, à l’après-coupe du monde. Les expériences mondiales en matière d’organisation de grands événements sportifs ont démontré l’inéluctable fiasco financier de projets d’infrastructures dédiés à ce genre de compétition. Le cas le plus édifiant est celui du Brésil qui a organisé le Mondial 2014.

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